La caméra glisse dans le vide. Silence… puis un grésillement irrégulier, comme une machine qu’on aurait réparée avec les pieds.
Les étoiles apparaissent. Au milieu, un point lumineux instable.
Fa’Nu.
Stations mal alignées, trajectoires hésitantes. Un cargo dérive… corrige soudain sa route, comme s’il venait de se rendre compte de son erreur.
Plus loin, une planète.
Pé’Weda.
Capitale. Apparemment.
Des docks encombrés, des balises qui clignotent n’importe comment, un relais couvert de réparations douteuses. Mais tout fonctionne… plus ou moins.
La caméra plonge.
Une salle de commandement. Une carte stellaire tremblante. Des coordonnées floues.
Devant, un homme.
Il tourne un bouton. Dans le mauvais sens.
L’image bug. Un système apparaît. Puis un autre.
Silence.
Il plisse les yeux, puis hoche la tête, très sérieux.
« Voilà… ça c’est bon. »
Un officier hésite :
« Naïb… ce système n’était pas là avant. »
Gom’Razh ne se retourne pas.
« Si il est là maintenant… c’est qu’il devait être là. »
Personne ne comprend. Tout le monde acquiesce.
La caméra recule. Des vaisseaux décollent, sans formation, sans plan.
Mais ils partent.
Dans une direction… discutable.
Fa’Nu et Pé’Weda brillent dans le vide. Instables. Improvisés.
Mais toujours là.
Quelque part, une voix :
« Le vent a parlé… enfin… je crois. »
Gom’Razh, Naïb des Sietchs Stellaires.
« Plus c’est raté… plus ça a des chances de marcher. »