Partie Corylis · Dernier tour 3
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La Renaissance du Phœnix

[Corylis] - Cycle nullis

Constellation du Vaisseau

Système [XXXXXXXX]

Flotte des fils du Phœnix

Supercroiseur Hakapik


Soudainement, sans sursaut, sueurs froides, ni hurlements, les yeux cuivre du Fergok s'ouvrirent sur une sombre pièce. La faible lumière produite par le cadran aux diodes électroluminescentes – seul objet présent – teintait d’ocre l'espace cubique de 2 mètres d’arête limité par des murs d'acier. Le soldat flottait en apesanteur et il sourit en réalisant que – cette fois – il ne fut pas réveillé par une terreur nocturne. Son harnais, faisant office de seul vêtement, le fixait au centre de l’une des multiples cabines de la baraque bâbord-poupe de l'énorme bâtiment militaire. Son regard était vif, aux mouvements frénétiques, et alerte. On pouvait y déceler qu’il était déjà prêt à toutes éventualités, comme il était naturellement attendu d’un digne membre de sa race. Mais il y avait aussi quelque chose de notablement différent chez cette jeune montagne de muscles. Derrière l’extrême concentration sur le moment présent visible dans ses pupilles verticales passait un univers d'information. Celui qui fut baptisé Raakasz à sa naissance était habité par le doute, cette légère confusion diffuse et persistante. Alors que la quasi-totalité de ses contemporains avaient la personnalité particulière des Fergoks qui se définissait par une confiance immuable et une résolution inébranlable, couplée d'une fierté extrême ; notre héros était le foyer d'une curiosité sans bornes et d’une incertitude viscérale qui le poussait à tout tester, étudier et théoriser. Intérieurement, il questionnait chaque ordre reçu. Dans ses temps libres, il troquait l'entraînement aux cellules de production électrique ou à la lutte pour fixer des heures durant le vide sidéral en tentant de suivre un train de pensé qu’il peinait à trouver sens. Régulièrement, il lui arrivait de dire des choses qui laissaient perplexes même les plus vieux et savants membres de l'équipage de la Flotte. Pour ceux qui ne le connaissaient que de réputation, il semblait constamment sous l’emprise d’un psychotrope hallucinogène.


Il était ce qui était communément appelé, rarement de façon flatteuse, "pheseineux" ou, plus vulgairement, "ostineux". Rares étaient ses camarades avec cette affliction et on lui en tenait constamment rigueur. Il était de culture générale galactique qu’un Fergok normalement constitué n’était mû que par son instinct de survie au corps s’auto-injectant constamment des puissants cocktails d’hormones et enzymes adaptés au contexte et la situation. Sa vie est une poursuite du meilleur chemin menant aux plaisirs simples et rapide, tels que le gavage de viande, l'accouplement non-limité à son espèce, les psychoses contrôlées et la lutte en pagne. Esclave de cette physiologie au métabolisme délirant, son corps faisait de lui une machine de survie dans un monde rapide, changeant et violent. L’avènement de la civilisation fergie n’avait été possible que par un rigoureux code d’honneur renforcé par un culte du héros amenant gloire sur sa progéniture, son clan et sa tribu ; dans cet ordre. Cette simplicité, ainsi que le très faible nombre des membres des autres espèces ayant pu formellement étudié ces armoires à glace et en revenir pour en témoigner, leur a donné la réputation d'être des simplets à peine civilisés et extrêmement violents. À cette attitude innée, la condition médicale de leur psyché ajoutait pour les pheseineux l’imposition une constante réflexion, un bouillonnement mental incontrôlable. À tous les instants, autant concernant la façon optimale de déposer son pied en marchant qu’à la signification‑même de l’existence, en passant par le fonctionnement interne des étoiles à neutrons ainsi que le secret derrière le formidable goût de la poutine ; Raakasz puisait, involontairement, dans chaque instant un aperçu de l’univers que personne ne pouvait même imaginer. Et il abdiquait devant son irrésistible envie de le partager. Cette unicité agaçait au plus haut point les autres membres de l’équipage et il ne devait sa survie qu’à la crainte et l’incompréhension toutes aussi intenses que l’inconfort qu’il provoquait par sa simple présence ; ainsi que la protection explicite du Prædicatior Gortek. Pour accentuer l’ambivalence des habitants de la Flotte, le seul nom de Raakasz référait à son ancêtre directe le Prince Abliss Rakass – dit le Phœnix – ayant régné durant l’ère de la Grande Gloire. À ce nom vibraient d’autres grands héros de l’histoire fergie : Mandhrazad, Barlabuk, Morka et bien d’autres. Malgré les nombreuses générations qui le séparait du plus grand héros de la S’leKel’Siwi*, une aura glorieuse persistait en faible réminiscence.


Bien que la foi de Oh n’était qu’un faible écho de l’ancestrale époque de sa naissance au cœur du Royaume des neuf hapus**, les descendants de cette tribu étaient reconnus pour leur très grande adhésion aux superstitions et on préférait tolérer un ostineux que de risquer la malédiction du Prædicatior, la prédation des Lekzs ou, encore pire, le divin courroux de Oh. Dès la naissance de Raakasz, sa particularité fut remarquée et le Prædicatior l’avait couvert des Ailes d’aigle. Ce geste officialisait le devoir de protection que tous les disciples de Oh – surtout le Lekzal, armée de l’ombre du Prædicatior réunissant les plus fervents fanatiques – se voyaient imposés jusqu’à la mort de l’individu. Il était pour ainsi dire très peu apprécié, mais ça n’en faisait pas pour autant un mauvais soldat. Tout comme chaque membre du vaste équipage de la Flotte représentant la dernière flamme d’un empire contrôlant jadis un grand pan de la galaxie, il apportait sa contribution à la poursuite de cette épopée mythique.


Toutes les parties du corps du guerrier se mirent en mouvement simultanément, dans une coordination précise et fluide. Pendant qu’une main détachait le harnais, l’autre s’étendait le plus loin possible vers un coin de sa couchette en formant un arc fortement prononcé avec son dos jusqu’à l’extrémité de ses jambes aux muscles saillants. Durant de longues secondes, il s‘étirait. Ces membres étaient tant allongés qu’il occupait presqu’entièrement la diagonale de la boîte métallique. Puis, sans préavis ou signe perceptible, la mémoire musculaire de chacun de ses tissues s’activa en les contractant dans une fine chorégraphie. Cette suite d’acrobaties complexes le faisait tournoyer et tenir des positions qui usaient jointure et tendons à leurs limites. C’était à en avoir mal, et c’était exactement la bonne façon de le faire. Le rythme s’accéléra régulièrement jusqu’à le projeter dans tous les coins de son espace accessible. De plus en plus rapidement, jusqu’à ce qu’il donne l’impression de s’écraser sur les parois, il suivait sa routine du réveille rigoureusement. Son sang circulait à grand débit, ses muscles étaient soumis à un important stresse et ses réflexes mis à rude épreuve. Lorsque la danse folle ne sembla plus soutenable, ce kata inclue l’activation d’une commande ouvrant un sas latéral en même temps que le propulser à plusieurs dizaines de kilomètres-heure à l’extérieur de ses quartiers.


S’étant littéralement expulsé de la petite soute, il entra à pleine vélocité dans un couloir cylindrique d’une vingtaine de mètres de diamètre traversant la baraque. Autour, des centaines de Fergoks rebondissaient d’une paroi à l’autre dans des zigzags complexes les menant à d’autres sas tous identiques ou les dirigeant vers la proue ou la poupe. Même s’il semblait y régner un chaos total, les collisions – involontaires – étaient rares et chaque trajectoire pouvait être liée à une activité spécifique : visiter la popote, se coucher, répondre à un appel d’urgence, rejoindre son poste ou l’armurerie. C’est cette dernière pièce qui était la destination de notre protagoniste ; car, une fois levé, il fallait recevoir son assignation et s’équiper en conséquence. La charge mentale particulière de Raakasz n’handicapait pas ses performances athlétiques et ne faisait en rien de lui un lourdaud maladroit. Il longeait, nu et à vive allure, la paroi du tunnel en successivement agrippant, tirant et repoussant de ses quatre membres des barres machinées à même le mur.


En arrivant à la baie vitrée derrière laquelle se trouvait, entre-autre, le reste de son unité, il se dit qu’il allait probablement s’agir d’une journée tranquille, redondante, comme il était d’habitude dans les semaines suivant une importante rafle. Ils allaient probablement être affectés à l’inventorisation du butin du dernier pillage, à l’entretien des armes, combinaisons ou équipements, ou – avec de la chance – aux manœuvres militaires d’entraînement. Dans tous les cas, il ne visualisait que le moment où il allait pouvoir s’éclipser de longs moments dans un habitacle de tourelle plasma pour observer les étoiles, s’empiffrer de ces délicieux porcins sauvages découverts dans une récente escale accompagné de ses amis entre deux grandes gorgés de bière de souk (céréale aux propriétés pauvres, ne serait-ce que de sa conservation exceptionnelle) ou, encore mieux, payer une visite aux esclaves atalantiennes mises à disposition dans l’aquarium du vieux Supercroiseur. En entrant, il balaya du regard ses compères dont la majorité préféraient l’ignorer, ou lui lâcher un regard de dégoût furtif ; mais il existait un petit groupe soudé dont les visages s’illuminaient à sa vue. Il rejoint évidemment ceux qui exprimaient bruyamment leur joie avec des cris étouffés « Uh, uh, UH! ». En passant devant Glariss, elle lui asséna une grande claque à sa fesse gauche – toujours nue – qui raisonna dans toute la pièce. Le son clair fit son chemin et rebondi sur les parois de la pièce, suivi par un grognement semblable à un ricanement de celle qui eut asséné le coup. La rumeur se tu et on entendit un grommellement généralisé, sourd d’énervement et d’envie.


La société fergie était égalitaire entre les mâles et les femelles, car tous étaient de formidables combattants. L’instinct maternel protecteur était même exploité pour améliorer les performances des soldates en les gardant constamment en gestation ou allaitantes. Il était reconnu que la seule chose plus violente que l’ambition d’un Fergok de devenir roi était une Fergoke protégeant sa progéniture. Glarisse en était à sa huitième portée et, à son grand désarroi, aucune n’était issue de Raakasz. Ce dernier ne s’étant pas encore – du moins officiellement – reproduit. Quelques coups amicaux furent échangés pour exprimer la joie avec laquelle la bande se retrouvait – dont les traditionnelles « bines », sortes de coups de poing sur l’épaule – sous une clameur générale qui avait rapidement reprise dans l’armurerie.


Le jeune descendant du Prince, malgré qu’il visualisât toutes les possibles variantes du passage du temps, sans même y penser, à chaque moment, sans exception ; n’avait aucune idée qu’il allait passer un point tournant de sa vie, ainsi que celle de sa tribu, et rien ne le préparait à ce qui allait suivre …


* Le suffixe iwi défini ce qui le précède de « tribu », plus grand groupe social cohérent. La Tribu S’leKel’S est l’une des plus vieilles à laquelle un groupe de Fergoks s’identifient et peuvent y tracer une descendance.

** Le hapus est le second niveau dans l’organisation sociale traditionnelle fergie référant à un système de castes aux rôles bien établis. Ils peuvent être comparés à des « clans ». La tradition orale S’leKel’S retrace sa formation par l’union de neuf hapus principaux : Sezihov, Suk’Ahn, Prikn’At’I, Lacoj’Et, Ghen, Frant’Zen, Zastt, Wibyauv et Pyjubop.

Le détachement d'un seul corps, au préalable bruyant, se tut ; chacun de ses membres avait capté l'odeur distinctive d'un officier. Le mélange d'archosténome, de thiofergol et β-Primafarnésène criait « Garde à vous! » avant-même que la Colonelle Ror'Khanan n'eut passé le sas menant à l'armurerie bâbord-poupe de l'Hakapik ; de sorte qu'elle passa l'ouverture donnant sur le couloir de la poupe pour se retrouver devant 516 soldates ordonnées et soldats bien dressés, nues et fières. Seul le Major Sarleck brisa le silence en expulsant violemment par les narines en deux coups rapprochés faisant raisonner le grondement grave signifiant : « Officier en inspection! ». Ils étaient tous deux vêtus de reliquats de l'uniforme d'une gloire passée. Malgré cela, les deux officiers les tenaient impeccables : camizome à mi-cuisse recouvert en partie du fléché, balteus en cuir en bandoulière sur l’épaule gauche et aazhoogomawin officiel en bandoulière opposée. La Colonnelle arborait sa camizome ajustée au buste, presque blanche et sans déchirures, son krys à la poigné d’onyx à son cœur, un fléché principalement orange et de modeste taille tombant sur sa hanche droite et, finalement, son wampum de grade d’une largeur aussi admirable que sa position militaire et les campagnes dont elle est sortie vivante. Le Major avait plutôt un vêtement écarlate amoché, un couteau de simple facture, un mince fléché et un wampum respectable, mais moyen.


La nouvelle venue balaya du regard cette unité qui - depuis les 297 ans de l'Exile S'leKel'S - générations après générations parcourait la galaxie, dérivant de constellations en nébuleuses à la recherche de vivres et carburant. Outre les arrêts fréquents sur des planètes à haute gravité pour sécuriser le tribut de l'iwi auprès des diverses populations, goûter brièvement à la force des planètes et garder la forme par diverses opérations d'exercices militaires, ils erraient dans l'espace sidéral. Enfin, il paraît. Si on demandait aux plus vieux shnucks de la Flotte, même leurs parents n'avaient jamais fait mention d'autres étoiles que les Constellations de la Croix, de la Flèche, du Scorpion, du Petit-Singe, du Grand-Singe et, bien-sûr, du Vaisseau. Ça ne restait bien que 8 secteurs sur les 36 réputés de Corylis ; Raakasz avait bien tenté de consulter quelques documents allant au-delà, mais tout avait été réutilisé en stockages de schémas tactiques, ou brûlés dans les chaudières. Mais ce n'était pas le parcours actuel de sa pensée, il était plutôt - tout en restant au garde à vous et l'air attentif - perdu dans des fantasmes faisant écho à une puberté qui ne se terminait jamais vraiment. La Colonelle avait les hanches pour porter un bataillon complet, et son buste pouvait certainement en nourrir deux. À ce qu'il paraît, elle n'était pas très loin d'atteindre le millier d'enfants, issus de centaines de pères différents. Cela faisait longtemps que la S'leKel'Siwi avait trouvé le salut de sa survie à la collaboration spéciale d'une institution secrète de Yoksors leur ayant permis de transformer les Frégates de la Flotte en réels incubateurs à Fergoks et en laboratoires à mutations avancées. Aucun membre de l'équipage ne comprenait véritablement ce qui s'y passait, mais le Tleïlaxu livrait. Les femelles Fergokes naissaient maintenant avec 15000 gamètes, extraites lors de leurs maturations à la puberté et les Frégates pondaient des soldat(e)s. La vie de pillards était rude et rares furent les occasions où la Flottes dû s'agrandir tant l’espérance de vie était limitée.


Le temps semble ralentir, une bouffée de chaleur naît du ventre du Fergok et irradie jusqu'au cuir de son mohawk argenté. Le cornet supérieur nasal, juste en dessous de la brosse dense de ses nerfs olfactifs chatouillaient : un niveau acceptable de himérosténone et, surtout, cette odeur sucrée et onctueuse de la proœstrénone. Pas n'importe laquelle, celle produite par une officière supérieure puissante, mature et à une tignasse rousse complètement déjantée. Chez notre héros, la réaction avait déjà eu lieu sans qu'il ne le réalise, mais ses veines étaient déjà inondées de syngamotropine...et c'était visible par tous et toutes. Il n'était pas le seul, et il n'y avait aucune honte ni tabou dans l'iwi pour ce genre de réactions physiologiques. Sans une sexualité quasi débridée, jamais leur culture n'aurait pu survivre aussi longtemps sans terre, confinée. Les femelles, elles avaient les entrailles imbibées de jalousie dans un jus de fergadrénaline et de car-testostérone ; elles serraient des dents et rêvaient de déchiqueter cette autre femelle en chaleur. C'était ainsi chez ces Fergoks de l'espace : la proximité, la culture des jeux de domination, l'absence quasi-totale d'inhibition et un métabolisme boosté aux stéroïdes (et autres composés tleïlaxes) rendaient l'atmosphère tendue, et la vie si savoureuse. Il avait même fallu qu'une large opération de rénovation soit menée lors de la Pandémie d'Ehross par le Bene Tleïlax lors du passage de la Flotte dans leur système. Avec l'aide d'équipes de Fremens, ces chercheurs Yoksors avaient dû changer entièrement les systèmes de ventilation de tous les vaisseaux afin d'assurer une étanchéité parfaite entre toutes leurs pièces. Lorsqu'ils eurent abordé la Flotté en perdition, on dit que ça faisait 67 jours qu'une orgie sans fin prenait place dans tous les vaisseaux. Avoir poussé la machine reproductive fergie à son extrême, sans s'assurer que les composés biochimiques volatiles étaient contenus à la nanoparticule près, avait lancé un cycle infernal et plus aucune règle ne tenait. Les moteurs avaient été éteints, les stocks de nourriture étaient presqu'à sec et l'air - bien que toujours "respirable" - avait tout de même une température de 38°C et une humidité de 100%...ainsi qu'une odeur qui se passe de description. Tout autre détail était interdit, mais les rumeurs parlent d'une quasi-extinction. La génération qui s'ensuivit n'existait plus pour rapporter les récits de première main ; et le nombre de hunged in the neck* avait explosé.


Une pensée intrusive s’imposa dans l’esprit de Raakasz sous forme de longues vagues dorées ondulant d’une danse suave et son tunnel visuel explosa dans un retour brutal à la réalité, la Colonelle avait commencé à s’adresser à l’unité :

« - Bande de taupins inutiles, écoutez-moé! Le Commandeur veut qu’on s’prépare à descendre su’Pu U 15 pour un peu d’trimage. Le happu des Trekern’ commence à d’venir un ti’peu trop nombreux et pourrait challenger notr’accès au carburant. Préparez vos culs pour une reconnaissance dans cinq heures. Bonne chasse.

- Bonne chasse!! », avait répété avec force le Major Sarleck.


L’ordre avait fait l’effet d’une détonation et tous les membres de l’armurerie prirent des directions différentes : quartiers pour s’habiller, les armoires à armes pour l’inspection-entretient ou la popotte pour avaler une ration de combat. Dans l’esprit de chacune et chacun se tramait – à divers niveaux de complexité – un duel éthique dont le statu quo avait déjà remporter la bataille : honneur et solidarité avec des semblables, ou continuer à obéir en frappant un adversaire déjà à genoux. Tous avaient participé au dernier raid contre ces frères, et ils se rappelaient l’état dans lequel ils avaient quitté la planète.


Chez Raakasz, l’injustice faisait bouillir son sang et sa tête était alourdie de colère. Il ne prit pas la direction attendue et profita du mouvement de foule pour bifurquer furtivement vers le bassin de l’Hakapik : il devait retrouver le calme et exorciser ces vagues dorées.


* La société matrilinéaire S’leKel’S transmet le happu à sa progéniture selon ces règles, et un(e) Fergok(e) naissant sans être reconnu(e) par une mère d’un clan de la tribu étaient « sans happu » ou hunged in the neck.

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